Pour certains et certaines, le désir féminin est un vaste secret, un peu opaque, connu seulement des initiés. On a l’impression qu’il est si fluctuant qu’il varie en fonction du temps qu’il fait, de la pression atmosphérique et du sens de rotation de la queue de la vache. 🐮
Spoiler : il y a peu de ça. Fatigue, ménopause, phase du cycle hormonal, traitement, activité physique, stress… Il existe beaucoup de facteurs qui peuvent jouer sur l’excitation sexuelle féminine !
Et comme, chez The Love Room, le désir, ça nous connaît, on s’est dit qu’un petit guide pourrait vous aider à y voir plus clair. Prêt ? Go pour décrypter les variations de libido chez la femme.
La libido, kesako ? 🤔
Pas la peine de tourner autour du pot 3 heures : la libido, c’est tout simplement le désir sexuel. Globalement, c’est le sentiment d’avoir envie de faire l’amour, tout(e) seul(e) ou avec un/une ou plusieurs partenaires. Il dépend de la situation dans laquelle on se trouve (pendant un vol en parapente, c’est compliqué. Encore que…), de sa santé, des sentiments que l’on éprouve pour la personne en face, et de son propre état d’esprit.
Et sans surprise, il existe autant de libido qu’il existe de personnes dans le monde. Au-delà du contexte à l’instant t, elle dépend également de la personnalité, de la période de vie dans laquelle on est, mais aussi de la culture et du genre. Certaines personnes n’ont même pas du tout de libido et ne ressentent pas ou peu d’excitation sexuelle. On appelle ça l’asexualité, et c’est complètement normal et okay.
Pourquoi la libido, c’est plus compliqué pour nous, les femmes ? 🙃
Un vaste sujet ! Si vous êtes une femme et que vous n’êtes pas asexuelle, vous avez peut-être remarqué que votre désir sexuel avait tendance à danser le hula-hoop. Un coup oui, un coup non, un coup peut-être… C’est un vrai bazar.
La différence de libido entre les hommes et les femmes (cis*)
Pourquoi a-t-on l’impression que la libido est beaucoup plus simple à gérer pour les hommes cis ? La réponse principale : les ✨ hormones ✨. Pour tout le monde, le désir et l’excitation sexuelle sont notamment liés à la sécrétion d’une hormone qu’on nomme la testostérone.
👉 Chez les hommes cis, le cycle de sécrétion de la testostérone est journalier, aka élevé le matin, faible le soir.
👉 Chez la femme cis, la testostérone est secrétée en moins grande quantité de base, et elle évolue mensuellement avec le cycle hormonal (on vous en parle juste après 👇).
C’est cette différence de variation qui joue bien souvent sur la libido des femmes. Ajoutez à ça des facteurs psychologiques et sociaux qui nous mettent généralement plus de pression, et vous avez le combo parfait pour un désir aussi fluctuant que le cours de la Bourse.
*cis = cisgenre, soit les femmes et les hommes dont le genre correspond à celui attribué à la naissance. On l’oppose aux personnes trans (= transgenres), pour qui le genre ne correspond pas à celui attribué à la naissance.
Et pour les femmes trans, alors ?
Pour vous, mesdames, c’est encore différent. Comme pour les femmes cis, les facteurs de santé mentale (et de santé tout court), vos relations avec votre partenaire ainsi que l’image que vous avez de vous-mêmes jouent beaucoup sur votre libido.
Pour le côté hormonal en revanche, l’impact ne sera pas tout à fait le même. Si vous êtes en début de transition, les hormones pourront agir sur votre désir sexuel, puis se stabiliser ensuite. À mesure que votre transition progresse, il est possible que votre désir monte avec un meilleur alignement corporel et psychique !
Bien sûr, chaque femme est différente et on manque encore d’études sérieuses sur le sujet (hélas), mais retenez simplement que votre transition peut avoir des effets sur votre libido qui seront plus rapides et plus visibles au début du traitement, puis tout ça se stabilisera avec le temps. Enfin, si vous êtes non-binaire ou un homme transgenre, cet article peut également vous concerner, laissez-lui une chance ! 😗
Le cycle hormonal, notre vieil ami
On n’est pas là pour donner un cours de biologie. Mais bon, un peu quand même. Parce que comprendre comment on fonctionne en tant que femme, c’est indispensable pour avoir une sexualité épanouie et un désir équilibré (enfin autant que possible).
Donc, un petit rappel de comment évolue votre cycle hormonal, et de l’influence qu’il a sur votre libido :
🩸Phase menstruelle (règles) : les taux d’œstrogènes et de progestérone sont au plus bas, le désir sexuel n’est pas stimulé plus que ça (mais c’est okay d’avoir envie quand même 😉) ;
↗️ Phase folliculaire (règles → ovulation) : les œstrogènes augmentent tranquillement. Ce sont des hormones qui favorisent la lubrification et la réceptivité à la stimulation (on kiffe plus quoi 👀) ;
🎉 Phase ovulaire (ovulation) : c’est là que la testostérone est au maaaax et le désir sexuel aussi.
↘️ Phase lutéale (ovulation → règles) : la progestérone augmente, les œstrogènes baissent. Résultats ? La libido diminue.
Puis un nouveau cycle hormonal arrive et on est repartie pour un tour. 😎
La grossesse et la ménopause
Eh oui, c’est pas fini ! En plus du cycle hormonal, il y a d’autres facteurs qui ont un impact sur la libido durant la vie d’une femme, à savoir la grossesse et la ménopause.
🫄La grossesse : sans surprise, c’est une période de grand bazar hormonal qui joue sur le désir et l’excitation sexuelle.
☝️ Au premier trimestre, c’est généralement pas la joie pour le couple, entre les nausées, la sécheresse vaginale, la fatigue.
✌️ Le deuxième trimestre, c’est souvent le plus fun, on a de plus d’énergie et donc plus de désir.
🤟 Le troisième trimestre, ça dépend des femmes. Certaines ont envie d’intimité, d’autres pas du tout. Le stress et l’énergie y sont pour beaucoup.
🥵 La ménopause : pour rappel, c’est la période de vie d’une femme durant laquelle elle cesse de produire des hormones sexuelles et où ses règles s’arrêtent définitivement. C’est un passage obligé et parfois pas fun. Il s’accompagne généralement de bouffées de chaleur et de sécheresse vaginale. Conclusion : des rapports inconfortables, voire douloureux. Tout ça peut avoir pour conséquence une baisse de la libido.
Baisse de libido féminine : les signes qui ne trompent pas 🫠
Vous l’aurez compris : il y a des moments dans la vie où on n’a pas envie, et c’est normal. Inutile donc de commencer à paniquer si vous avez dit “non” à votre partenaire deux soirs de suite alors que vous avez vos règles et qu’elles sont particulièrement corsées.
Mais alors, à partir de quand on commence à s’inquiéter ? La réponse dépend bien sûr des femmes et de votre libido en temps normal, aka dans les périodes où il n’y a ni grands changements ni stress et que le moral est au beau fixe. Mais globalement, retenez qu’on peut songer à aller consulter un professionnel de santé quand la diminution de désir sexuel dure et qu’elle gêne votre bien-être et/ou votre vie de couple.
🤔 Un peu perdue ? Voici un petit guide des symptômes qui montrent une baisse de libido :
▶️ Une diminution ou une disparition prolongée du désir sexuel ;
▶️ Peu ou pas d’intérêt pour les pratiques sexuelles en général ;
▶️ Une réduction de l’initiative (en gros, on ne va plus chercher son/sa partenaire et on évite les situations qui peuvent mener à de l’excitation et des relations sexuelles) ;
▶️ Des difficultés à ressentir du plaisir pendant les rapports ;
▶️ Une diminution de la réactivité aux stimuli érotiques (fantasmes, toucher, mots…) ;
▶️ Une répulsion systématique envers les activités sexuelles ;
▶️ Des freins émotionnels comme de l’appréhension ou une tension liée à la sexualité dans le couple.
Les raisons qui expliquent la baisse de désir chez les femmes 😶
Bon, maintenant qu’on sait comment fonctionne (à peu près) la libido des femmes et qu’on sait reconnaître quand quelque chose ne va pas, passons à la question qui fâche : pourquoi ça ne va pas ?
Il peut y avoir un millier de raisons, et souvent les facteurs sont combinés. Mais voici tout de même les principales raisons qui peuvent expliquer une baisse de l’excitation féminine.
Le stress, la fatigue et la santé mentale
Aaaah, le stress ! Sans doute le premier responsable des “soirées migraines”. Eh oui, car si votre esprit est occupé ailleurs, surtout si c’est à cause de quelque chose qui est important pour vous, vous serez moins disponible pour lâcher prise et partager un moment intime avec votre partenaire.
Dans la même logique, la fatigue joue également sur votre désir sexuel. Car ce n’est un secret pour personne : les rapports sexuels prennent de l’énergie. Si votre batterie est à plat, ne vous étonnez donc pas si vous préférez rester devant The White Lotus plutôt que d’aller tester la brouette thaïlandaise.
Et enfin, cerise sur le gâteau, si on combine stress et manque d’énergie, on peut se retrouver avec un autre souci : la santé mentale qui part en rideau. Et même si un rapport sexuel aide parfois à se changer les idées, le moral dans les chaussettes n’aide pas forcément à ressentir de l’excitation.
Les traitements et dérèglements hormonaux
Comme on l’a dit : chez les femmes, les hormones sont un peu les grandes manitous de la libido. Si les étoiles sont alignées, ça marche ; sinon, retentez la prochaine fois que Mercure rétrograde.
Bon, on exagère peut-être un peu. Mais les hormones, notamment la testostérone, sont importantes pour le désir sexuel. De fait, des traitements ou des dérèglements qui viennent perturber l’équilibre hormonal peuvent aussi perturber la libido.
Dans les traitements qui ont le mauvais rôle concernant la sexualité des femmes, on note dans le top 3 :
▶️ Les antidépresseurs, qui agissent sur les neurotransmetteurs, réduisent la libido, ralentissent l’orgasme et provoquent parfois un trouble de la lubrification.
▶️ Les contraceptions hormonales à base d’œstrogènes, qui altèrent le désir et le plaisir ;
▶️ Les neuroleptiques, utilisés pour traiter les psychoses, peuvent provoquer des troubles du désir et de la lubrification.
🎯 Focus sur le SOPK (Syndrome des Ovaires Polykystiques) et l’endométriose : on en parle parce qu’on estime qu’en France, 1 femme sur 10 souffre de l’une ou l’autre de ces pathologies et qu’elles sont souvent mal diagnostiquées.
Le SOPK (maintenant SOMP → Syndrome Ovarien Métabolique et Polyendocrinien) va bien souvent de pair avec un déséquilibre hormonal et des symptômes physiques qui peuvent influencer le désir. Pour l’endométriose, c’est la douleur que peuvent causer les rapports, plus la fatigue liée aux douleurs chroniques qui jouent un rôle dans la vie sexuelle des femmes atteintes.
La relation avec son/sa partenaire
Même si faire l’amour en solo, c’est super, la sexualité est bien souvent quelque chose qui se vit à deux (ou plus 👀). Il faut donc être dans les bonnes dispositions pour avoir envie de vivre un moment intime avec sa moitié.
Si la routine est venue mettre son grain de sel dans votre couple, ou bien que vous traversez une période compliquée, rien d’étonnant à ressentir un manque d’intérêt pour les rapports sexuels avec votre partenaire. Peut-être que vous avez besoin de vous poser calmement autour d’un verre et de discuter pour savoir comment rallumer la flamme et donc votre désir sexuel (et pourquoi pas une thérapie ?).
Les rapports sexuels pas fous
Généralement, pour avoir envie de recommencer, il vaut mieux prendre son pied. Si vous avez régulièrement des rapports sexuels qui ne sont pas satisfaisants, alors il y a fort à parier que vous ressentiez de moins en moins d’excitation sexuelle à mesure que le temps passe.
Ces rapports sexuels peuvent être insatisfaisants pour différentes raisons. En vrac, on peut avoir :
🤫 Un manque de compatibilité avec son/sa partenaire ;
💬 Un manque de communication et d’écoute et donc de complicité ;
🍾 Une difficulté à atteindre l’orgasme (même si on ne répétera jamais assez qu’on n’est pas obligé de jouir pour kiffer) ;
🥱 Une monotonie dans les relations sexuelles ;
🙏 Un manque d’équilibre dans les relations sexuelles (en gros, le/la partenaire ne pense qu’à son propre plaisir) ;
🥲 Une méconnaissance de son corps ou de celui de son/sa partenaire.
Et on en passe…
Bien sûr, des douleurs pendant les rapports peuvent aussi jouer sur l’excitation sexuelle. On a mal, donc la fois d’après on a peur d’avoir mal, donc on ne se sent pas en sécurité, donc on a mal… C’est le serpent qui se mord la queue.
Et à aussi, les problèmes peuvent être nombreux. On peut avoir mal pendant un rapport sexuel à cause :
▶️ De la sécheresse vaginale ;
▶️ D’infections ;
▶️ De maladies comme l’endométriose ;
▶️ De traumatismes physiques ;
▶️ Un traitement médical qui altère la lubrification ;
…
Le mode de vie
De manière générale, plus notre mode de vie est équilibré, et plus on ressent du désir sexuel. Pourquoi ? Tout simplement parce que tous les voyants sont au vert et qu’on se sent bien. On a plus d’énergie, on ressent moins de stress, on est en bonne forme physique et mentale. Et donc on prend plus plaisir à être intime avec un partenaire ou en solo !
Alors, comment les passer au vert, ces voyants ? Voici les facteurs de la vie de tous les jours qui peuvent affecter votre vie sexuelle :
😴 Le manque de sommeil, qui altère le cycle hormonal, la régulation du stress et donne moins d’énergie (#thewhitelotus 🪷) ;
📍 La sédentarité, qui perturbe l’équilibre hormonal et diminue l’énergie et l’excitation sexuelle ;
🍑 L’alimentation, si elle est déséquilibrée, peut faire chuter le taux de testostérone et altérer la circulation sanguine et la lubrification ;
🍹L’alcool et les drogues récréatives, qui perturbent la sécrétion de testostérone et jouent sur le désir sexuel.
Et alors, comment y remédier ? 4 tips pour une libido qui crève le plafond 😏
Maintenant qu’on sait pourquoi notre libido peut être capricieuse au naturel et pourquoi notre désir sexuel est parti en RTT, voyons un peu comment le persuader de revenir de congé. Voici 4 tips simples à appliquer pour de futurs rapports sexuels de QUA-LI-TÉ.
👍 Parle-en à ton pro : bien sûr, on n’est pas un professionnel de santé. Si vous souffrez d’un manque de libido persistant alors que vous avez l’impression de tout faire bien, rapprochez-vous d’un médecin qui vous semble approprié à votre situation (gynécologue, sexologue, endocrinologue, thérapeute…).
Bien manger pour bien kiffer
On l’a dit : mal manger = diminution de la testostérone = diminution de l’excitation. C’est parce que l’alimentation joue un rôle très important dans notre équilibre hormonal et dans notre métabolisme de manière générale. Plus on mange bien, plus on a d’énergie et plus notre corps peut produire ce qu’il faut pour kiffer au lit.
✅ Alors, le mieux, c’est de privilégier :
🐟 Les bons gras, comme le poisson, l’avocat, les graines de chia…
🍓 Les sources de minéraux et d’antioxydants, comme les huîtres, les fruits rouges, les légumes, le chocolat noir (on a décrypté tous ses secrets coquins par ici ! 🍫🔥) ;
🐔 Les protéines de qualité, comme les œufs, le tofu, la volaille…
❌ Et d’éviter :
🥤 Les sucres comme les sodas, les glaces, les bonbons… ;
🍟 Les aliments frits et les graisses saturées, comme dans les aliments transformés ;
🥛 Trop de produits laitiers qui contiennent des hormones de synthèse ;
🌿 La menthe, car le menthol fait baisser la testostérone ;
🍹 L’alcool, qui fait aussi baisser la testostérone.
Faire du sport pour de bons rapports
Si on vous l’a répété toute votre vie, mais que vous n’avez jamais trouvé la motivation, voici une bonne raison de vous mettre au sport : l’activité physique, c’est bon pour votre santé… sexuelle ! (*fonce acheter un jogging* 🏃)
Eh oui, une activité physique régulière a des effets bénéfiques sur votre santé en général et donc sur votre vie sexuelle. Voici les bonnes raisons de pratiquer du sport pour réduire ses problèmes de libido :
▶️ Augmentation de la testostérone, et donc du désir ;
▶️ Libération d’endorphines qui améliorent le bien-être et boostent la libido ;
▶️ Réduction du stress (on ne vous refait pas le tableau) ;
▶️ Amélioration de la confiance en soi et de son image corporelle : hommes, femmes, non-binaires, peu importe, quand on se sent sexy, on a envie ;
▶️ Amélioration de la microcirculation sanguine, indispensable pour la lubrification et la sensibilité à la stimulation ;
▶️ Amélioration des neurotransmetteurs du bien-être, notamment de la sérotonine et de la dopamine, les hormones du plaisiiiir ;
▶️ Meilleure condition physique et donc plus d’énergie au lit (et ça on dit oui 👀).
Communiquer pour prendre son pied
Pour avoir du désir sexuel pour son/sa partenaire, il faut se sentir suffisamment en confiance pour lâcher prise. Sans ça, vous n’arriverez à rien. La clé ? COM-MU-NI-QUER. Parlez de vos envies, de vos fantasmes, exprimez vos peurs et laissez votre partenaire faire de même. La sexualité est un moment de complicité qui doit se faire sans pression.
Si ça fait un moment que vous vivez avec une baisse de libido, reconnectez-vous à votre corps et à vos sensations par un moment de partage qui n’a pas pour but un rapport sexuel. Par exemple, vous pouvez tenter le massage tantrique, un quiz coquin, un bain aromatique à deux ou juste une danse. Chacun son rythme et surtout on écoute l’autre 😗.
Réserver une Love Room pour un désir qui fait boum
Parfois, c’est la routine qui vient perturber la vie sexuelle des femmes. On est prises entre le boulot, les enfants (pour celles qui en ont), la gestion du quotidien… et on n’a plus l’énergie pour les câlins.
La solution : pimenter un peu sa vie de couple et booster son désir avec une soirée qui change. Pour ça, la Love Room est LA chambre à réserver. Une ambiance à base de pétales de rose, jacuzzi privatif et lumière tamisée, ou bien mood plus olé-olé avec balançoires et croix de Saint-André… C’est comme vous le sentez. Dans tous les cas, une chose est sûre : vous repartirez (très) détendue, si vous voyez ce qu’on veut dire.